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Au Moyen-âge, tout le monde croit en la magie et celle-ci est
toujours liée à la religion et aux croyances diverses.
On lui
attribue des pouvoirs guérisseurs, stimulants ou jouant un rôle
dans la destiné.
Cela n'a guère changé !
Quand on constate la
facilité avec laquelle on peut, encore aujourd'hui, tromper ses
contemporains et la crédulité dont ils font preuve face à la
parapsychologie ou la voyance, on ne peut que sourire à l'idée
d'imaginer l'impuissance des gens de l'époque face à des choses
auxquelles ils ne voyaient aucune explication.
Toutefois, certains
érudits font déjà la différence entre les jeux de prestige et la
magie:
le moine franciscain Roger Bacon est le premier à décrire,
en 1240, des tours de magie et les expliquer grossièrement afin de
démontrer qu'il s'agit d'amusement récréatif et non d'une activité
en rapport avec le diable.
Mais l'église voit d'un mauvais oeil ces pratiques et se met à
persécuter leurs auteurs.
Jusqu'au 18ème siècle nombreux furent
ceux et surtout celles qui, accusés de sorcellerie, moururent sur
le bûcher: il y aura environ 100 000 procès et 50 000 exécutions.
Ainsi, avec l'avènement de la religion en occident et la période
noire de l'inquisition, les magiciens se font plutôt discrets car
ils peuvent être soupçonnés de sorcellerie, de commerce
avec le malin et être condamnés à mort.
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